Posts from PMjeu, 30 Oct 2025 19:54:42 +01002025-10-30T19:54:42+01:000754000Europe/Paris 10Europe/Paris1042000000Europe/ParisjeudijeudiEurope/Paris %42
Plus de 22% des Français sont à découvert le 16 du mois. Aujourd’hui, ces personnes survivent grâce au découvert autorisé.
À partir du 20 novembre 2026, ce sera interdit. Vous devrez demander une autorisation à votre banquier à chaque découvert.
Cette mesure va toucher en particulier les personnes précaires, les jeunes et les mères isolées. Si vous dépassez 200 euros de découvert, votre banquier devra scruter vos comptes et jugera de l’utilité de vos dépenses !
C’est infantilisant. Si les personnes sont à découvert, ce n’est pas parce qu’ils ne savent pas gérer leur argent. C’est parce que dans la France de Macron, les prix explosent alors que les salaires, eux, stagnent.
Cette mesure vient de l’Europe. À l’Assemblée nationale, les insoumis avaient présenté un amendement pour la supprimer, et ils ont voté contre la loi. Cette loi a donné le pouvoir à Macron de l’adapter par ordonnance.
Le groupe parlementaire de La France insoumise a déposé une proposition de loi pour vous rendre le droit au découvert et pour supprimer les agios abusifs. Elle doit être votée au plus vite.
Il est encore temps de se mobiliser pour abroger cette loi de misère ! Signez la pétition sur change.org !
📰 Poissy en danger : défendre nos emplois, notre industrie, notre avenir
Une usine historique en sursis
À Poissy, la dernière grande usine automobile d’Île-de-France est menacée. Le site Stellantis, qui emploie encore près de 2 000 salarié·es, traverse une période de crise : arrêts de production, ralentissement des cadences et incertitude totale après 2028. Le groupe automobile justifie cette situation par un “marché européen difficile”, mais derrière ces mots, c’est bien une désindustrialisation programmée qui se joue, au profit d’investissements massifs à l’étranger.
Autrefois, le site produisait plusieurs modèles emblématiques — DS3, Peugeot 208, Citroën C3 — avec une cadence annuelle dépassant 250 000 véhicules. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un modèle en fabrication : l’Opel Mokka. Résultat : une production réduite de deux tiers, et des salarié·es inquiets pour leur avenir.
Des conséquences bien au-delà de Poissy
Si le site de Poissy s’affaiblit, ce sont des milliers d’emplois indirects qui sont menacés dans tout le bassin industriel des Yvelines. Aux Mureaux, de nombreuses entreprises vivent de la sous-traitance automobile : logistique, mécanique, outillage, maintenance, transport, nettoyage, restauration collective… Chaque emploi supprimé chez Stellantis peut entraîner la perte de trois emplois induits dans la région.
Ce risque n’est pas nouveau. Après la fermeture du site de Flins, spécialisé dans le véhicule électrique et la formation, la fragilisation de Poissy serait un nouveau coup dur pour le département. Les Yvelines, jadis moteur industriel de l’Île-de-France, se retrouvent peu à peu désertées par les grands groupes.
Une logique financière irresponsable
Stellantis, quatrième constructeur mondial, affiche pourtant des profits records. En 2024, le groupe a engrangé plus de 18 milliards d’euros de bénéfices nets. Mais ces gains sont redistribués aux actionnaires, pendant que les usines françaises sont mises à l’arrêt ou délocalisées. Cette stratégie à courte vue sacrifie les salarié·es, les territoires et le savoir-faire industriel au nom du rendement financier.
La direction du groupe a d’ailleurs annoncé des investissements majeurs… mais à l’étranger : nouvelle usine au Maroc, développement aux États-Unis, délocalisation de la production de certains modèles électriques. Pendant ce temps, les ouvriers et techniciens de Poissy voient leur avenir s’assombrir.
Le bassin des Mureaux concerné
Aux Mureaux, nous savons ce que signifie la perte d’un site industriel. Chaque fermeture, chaque restructuration, c’est moins d’emploi local, moins de dynamisme économique, et plus de précarité sociale. La dépendance à quelques grands donneurs d’ordre comme Stellantis rend nos territoires vulnérables. C’est pourquoi il est urgent d’anticiper, de planifier et de défendre l’emploi industriel ici et maintenant.
Les Mureaux ne doivent pas devenir un simple bassin résidentiel abandonné par l’industrie. Nous devons penser la reconversion écologique et productive, sans laisser le marché décider seul de notre avenir.
Ce que nous défendons à La France insoumise – Les Mureaux
Le maintien de l’activité et des emplois à Poissy 👉 Exiger de Stellantis un engagement clair sur la production au-delà de 2028 et un plan d’investissement dans les véhicules électriques et hybrides.
Une mobilisation publique pour l’industrie 👉 L’État, la Région et les collectivités doivent classer Poissy comme site industriel stratégique, et conditionner toute aide publique au maintien des emplois.
Une planification écologique locale 👉 Mettre en place un fonds de transition industrielle pour requalifier les salarié·es, soutenir les PME locales et créer des emplois durables dans la mobilité propre, le recyclage, les batteries ou la production d’énergie.
Un contrôle démocratique de la politique industrielle 👉 Les décisions stratégiques ne peuvent plus être prises dans les conseils d’administration des multinationales sans concertation. Les salarié·es, syndicats, élus locaux et citoyens doivent avoir leur mot à dire.
Défendre le travail, pas la spéculation
Ce qui se joue à Poissy dépasse une seule usine : c’est le symbole d’un choix de société. Soit on laisse les grands groupes poursuivre leur logique de profits sans limites, soit on choisit de reprendre la main sur l’économie, pour qu’elle serve le bien commun, l’emploi et la transition écologique.
À La France insoumise Les Mureaux, nous disons :
✊ Pas de transition sans justice sociale. ✊ Pas d’écologie sans industrie. ✊ Pas de profits sur le dos des travailleurs et des territoires.
Poissy menacée, Mureaux concernée : défendons nos emplois et notre avenir.
Le budget présenté par Sébastien Lecornu est un véritable saignée sociale, dans la continuité de celui présenté par Bayrou.
Le gouvernement impose un effort budgétaire de 40 milliards d’euros, qui en réalité cache 50 milliards de coupes réelles dans les services publics et la protection sociale. Pendant que les hôpitaux et les écoles manquent cruellement de moyens et que les collectivités sont étranglées, le gouvernement choisit d’augmenter les dépenses militaires et d’épargner les grandes fortunes. À peine 15 % de l’effort demandé pèsera sur les plus riches, tandis que les classes populaires et moyennes seront en première ligne.
Ce projet de budget contient de nombreuses mesures inacceptables, baissant le pouvoir d’achat des travailleurs, des retraités, des chômeurs, des apprentis, des jeunes ou encore des personnes souffrant de maladies de longue durée.
Il faut désormais sortir de la spirale récessive et du chantage à la dette dans lesquels Macron enferme le pays depuis huit ans. La politique de l’offre est un modèle périmé, incapable de financer la bifurcation écologique et répondre aux besoins de la population.
Face à cette offensive antisociale, nous portons une autre voie : la bifurcation de notre économie, la reconstruction des services publics, la justice fiscale et la contribution des grandes fortunes à l’effort collectif.
On vous explique tout !
Une hausse d’impôts déguisée
Gel du barème de l’impôt sur le revenu et de la CSG : cela équivaut à une hausse d’impôt de 100 euros par an en moyenne pour les travailleur·ses et les très petites entreprises.
LES GRANDES FORTUNES ÉPARGNÉES
Les efforts sur les grandes entreprises et les plus riches sont divisés par deux par rapport au dernier budget
Les riches sont les grands gagnants du budget Lecornu : en tout ils vont supporter moins de 15 % des 40 milliards d’économies que le gouvernement veut nous imposer !
POUVOIR D’ACHAT : LES PLUS FRAGILES ÉCRASÉ·es
L’année blanche repose sur les plus pauvres, avec en moyenne : – Moins 150 euros par an pour les retraité·es les plus précaires – Moins 100 euros par an pour les salarié·es – Moins 200 euros par an pour les chômeur·ses
Les allocations sociales ne seront pas revalorisées en 2026. Cela concerne par exemple : – Les indemnités journalières pour les aidant·es – L’allocation versée lors du décès d’un·e enfant
RETRAITES : LA DOUBLE PEINE
En plus de l’année blanche, le gouvernement a annoncé que les retraité·es évolueront moins vite que l’inflation jusqu’en 2030
22 milliards d’euros de ponction sur les retraité·es en 4 ans
LES COMMUNES ET LES SERVICES PUBLICS LOCAUX SOUS PRESSION
Lecornu prévoit un plan d’austérité de 5 milliards d’euros aux collectivités
Cantines, périscolaire, associations, sport, culture, etc. : les services publics sont en première ligne de la saignée budgétaire !
LES ARTISANS, MICRO-ENTREPRENEUR·SES ET APPRENTI·ES TRINQUENT !
PERSONNES MALADES : UNE TAXE INDIGNE !
Hausse de la TVA pour les micro-entrepreneur·ses et artisans : des revenus qui baissent et des prix qui augmentent
Suppression totale des exonérations de cotisations pour les apprenti·es : ils vont perdre jusqu’à 100€ de revenus net par mois !
Les patient·es atteint·es de maladies chroniques en arrêt maladie seront désormais imposé·es sur leurs indemnités
Par exemple, si avez un cancer et touchez 2 000 euros par mois, vous paierez 850 euros d’impôts supplémentaires par an !
SANTÉ : TOUJOURS PLUS CHÈRE
Doublement des franchises sur les médicaments, les transports médicaux et certains soins : le reste à charge augmente et devra être payé immédiatement à la caisse
UN BUDGET AUX RELENTS XÉNOPHOBES
Les personnes immigrées vont subir une augmentation des taxes sur les procédures qui les concernent : – plus 100 euros sur une carte de séjour – plus 200 euros pour une demande de nationalité
La signature par Israël et le Hamas de la première phase du « plan de paix » de Trump ouvre la voie à un cessez-le-feu et à la libération de tous les otages israéliens ainsi que de 2000 prisonniers palestiniens. Comment ne pas se réjouir de ce premier pas, après presque deux ans de génocide ?
La France insoumise s’associe à la joie et à l’espérance dont témoignent les scènes de liesse de nombreux gazaouis entrevoyant la fin du génocide et le retour de nombreux prisonniers, et de familles d’otages israéliens apprenant le retour de leurs proches.
Prudence et vigilance restent toutefois de mise. Deux accords de cessez-le-feu ont déjà été violés par Israël depuis le début de la guerre. A cette heure, les bombardements continuent et la situation humanitaire reste calamiteuse. Les bombardements doivent cesser, et une aide humanitaire massive doit être distribuée urgemment sous l’égide de l’ONU et du CICR.
Surtout, en l’état, la suite de ce « plan de paix » ne permet ni la formation d’un État de Palestine souverain, ni le respect des droits des Palestiniens, ni a fortiori de paix juste ni durable comme le confirme le maintien en détention de Marwan Barghouti. Aucun calendrier de retrait de l’armée israélienne de Gaza n’est envisagé. La Cisjordanie et Jérusalem-Est, où la colonisation israélienne n’a eu de cesse s’accélérer ces dernières années, sont ignorés. L’ONU, dont ce plan évacue des résolutions fondamentales, est ignorée au profit d’un « organe de transition » aux relents coloniaux et affairistes.
Pour contribuer à une paix juste et durable, qui suppose le respect des droits internationalement reconnus des Palestiniens, tout reste à faire. Il en est encore temps. La France et l’Union Européenne, incapables de contraindre Israël à un cessez-le-feu, ont été marginalisées au Proche Orient. Il ne tient qu’à elles de contribuer à la mise en œuvre d’un véritable plan de paix en exerçant toute leur pression par une suspension des accords de coopération avec Israël.
Introduction par Clémence Guetté et Hadrien Clouet, responsables du programme de la France Insoumise
Le plus souvent, dans l’histoire de notre pays, les innovations et les bouleversements dans les villes, dans les communes, ont préfiguré les changements révolutionnaires dans la société tout entière. C’est vrai aussi en politique. Les cités affranchies du féodalisme ont inventé, petit à petit, le gouvernement représentatif, avant que celui-ci ne triomphe de l’absolutisme en 1789. La Commune de Paris, en 1871, a expérimenté avant le reste du peuple français la séparation des églises et de l’État, l’école laïque, gratuite et obligatoire ainsi que bien d’autres choses. Les socialismes et communismes municipaux au 20e siècle ont inventé la sécurité sociale avec les mutuelle ouvrière, le logement social avec les « habitations bon marché » (HBM), l’extension du service public, la création de la politique culturelle ou sportive, l’invention d’équipements comme les piscines municipales ou l’instauration du revenu minimum d’insertion (RMI).
Nous inscrivons notre vision de l’action communale dans cet héritage. Bien sûr, nous sommes capables aussi de reconnaître ce que des municipalités de tous bords politiques ont réussi. Mais nous portons une nouvelle vision de l’action communale. Les communes que dirigeront les équipes soutenues par les insoumis iront plus loin. Nous voulons qu’elles imaginent et mettent en place de nouveaux outils permettant d’étendre le droit d’intervention des citoyens dans les affaires communes. Ce sera le moment d’étendre le domaine de la propriété communale des biens communs et celui des droits du vivant sous toutes ses formes.
Pour la France insoumise, donc, les prochaines élections municipales constituent une nouvelle étape. Celle où les insoumis partiront, avec d’autres, sur la base de garanties programmatiques exigeantes, et à défaut sous leurs propres couleurs, et avec leurs propres contenus. Un moment de plus où notre peuple pourra récupérer les outils proposés par les insoumis pour exprimer sa volonté d’en finir avec le régime insupportable qu’il subit. Cette volonté commande notre choix d’être en symbiose avec la volonté dégagiste des milieux populaires et l’exigence de vivre une existence digne chez soi. Nous serons une fois de plus au rendez-vous de notre projet : rendre le pays à ceux qui le font vivre. Telle est notre orientation stratégique depuis dix ans qu’a été créé le mouvement insoumis. Elle a été poursuivie avec rigueur et abnégation en dépit des insultes, des attaques, des agressions et des menaces incessantes.
Cette exigence politique s’oppose absolument à tout compromis avec les mauvaises habitudes des roitelets locaux de tous bords quand ils ont fini par confisquer le pouvoir municipal. Aucun insoumis n’a pour objectif de se transformer en notable, ni de créer une caste de bureaucrates territoriaux qui croient tout savoir mieux que les administrés – notamment quand ceux-ci et celles-ci sont des jeunes, des femmes ou des habitants des quartiers populaires. Alors, il faut regarder l’histoire récente de l’échelon municipal sans naïveté. La politique au niveau local, surtout dans son échelon intercommunal, tellement éloigné du vote et de la surveillance citoyenne, a largement contribué à créer la culture du « ni droite, ni gauche ». Dans ces cénacles opaques, la politique a été bannie au profit des arrangements asphyxiants sous couleur de simples « solutions techniques ». Le consensus y a été sanctifié et la différence d’idées bannie sous prétexte de refus du conflit.
L’argent, il faut le dire, joue trop souvent un rôle d’influenceur. Car une ville, petite, moyenne ou grande, c’est un gâteau juteux pour les oligarques de l’immobilier, du BTP, les monopoleurs de l’eau, des déchets, des transports ou dans la période récente pour les seigneurs féodaux du numérique. « Attractivité du territoire », « partenariats publics privés », « renouveau urbain », « marketing territorial » sont les mots ronflants pour habiller une réalité bien laide : la vente à la découpe de nos villes aux intérêts privés. Et bien sûr, comme à chaque fois que politique et argent se cajolent d’un peu trop près, il est toujours possible que la corruption n’en soit jamais loin.
Disons-le tout net : de cela, dans la politique communale de la France insoumise, il n’en sera jamais question. Les insoumis ne s’intéressent pas à l’échelon municipal en y voyant des opportunités de carrière, des postes à occuper. Pour nous, la commune est avant tout un outil au cœur de notre objectif politique : la révolution citoyenne. Nous visons une rupture concrète avec l’ordre établi, écologique, institutionnel, économique, social. L’expression « citoyenne » signifie que le moyen est la récupération par le peuple des institutions de la démocratie. Bien sûr, la révolution citoyenne ne peut pas être réalisée dans une seule commune. Ni même en gagnant les élections dans plusieurs communes en même temps. La place institutionnelle, les ressources financières, l’échelle productive des territoires communaux ne le permettent pas. Mais, peut se forger dans les communes la culture de l’intervention populaire permanente, mettant sur pied les pratiques, les habitudes et le nouveau rapport aux élus nécessaires pour construire la révolution citoyenne à l’échelle nationale. Elles sont un espace pour l’approfondissement de la souveraineté populaire. Ce n’est pas tout. L’une des tâches centrales de la révolution citoyenne sera de rompre avec le mode de production, de consommation et d’échange pour mettre les êtres humains en harmonie entre eux et avec la nature. La planification écologique est le moyen concret pour faire cela. Et les institutions, les structures de base de la planification écologique, où sont-elles ? Dans les communes. C’est à ce niveau que peut se régler la délicate gestion des besoins réels. À ce niveau également que se gère le goutte-à-goutte des investissements. En amont et en aval, ce que le marché ne saura jamais faire, c’est à la démocratie communale de le réaliser. Bien évidemment, il reviendra aux municipalités vouées à cet idéal de commencer à mettre en place les régies publiques, les sociétés publiques locales, les inventaires biosphériques, et de constituer les savoirs faires dont la planification écologique aura besoin le moment venu à tous les autres niveaux de décision publique.
2026 marquera la dixième année d’existence de la France insoumise. 10 ans, c’est un âge jeune pour un mouvement politique. Songeons-y : dans ce délai, la SFIO de Jean Jaurès avait atteint un maximum de 16 % des voix dans une élection nationale. Le Parti Communiste Français, lui, 11 %. Les Insoumis ont réussi la prouesse d’atteindre dans ce laps de temps le score de 22 %. Ils sont aussi devenus le premier groupe parlementaire de gauche à l’Assemblée nationale. Les deux grands partis du mouvement ouvrier français du 20e siècle n’en comptaient pas tant quand ils ont soufflé leurs dix premières bougies. Que de chemin avons-nous parcouru ! Dans nos succès, le plus significatif est celui d’avoir installé dans l’opinion et dans les débats publics un programme de rupture avec l’ordre établi. L’Avenir en Commun a été validé par près de huit millions de nos compatriotes. Son empreinte est durable. Il a fédéré entre eux des gens qui, d’une position particulière, en sont venus à une compréhension commune globale des tâches politiques à accomplir pour notre pays. Les programmes municipaux sont chargés de réussir le même travail au niveau communal !
Précisions méthodologiques
La boîte à outils programmatique insoumise pour les municipales n’a pas vocation à remplacer le programme de chaque liste soutenue par la France insoumise dans les communes.
Les insoumis·es ont adopté à l’occasion de leur Assemblée représentative de décembre 2024, 9 garanties programmatiques qui constituent les points de programme qui doivent absolument être présents dans un programme municipal pour qu’il soit soutenu par la France insoumise.
La présente boîte à outils a vocation à lister, thème par thème, les mesures qui peuvent constituer un programme de rupture complet et couvrant tous les domaines de l’action publique municipale. Elle est à la disposition des insoumis·es pour les aider et les guider dans le travail programmatique local, qu’elle ne remplace pas.
Dans le but d’aider à constituer des programmes « prêt à gouverner », chaque mesure (407 en tout) est accompagnée de précisions sur le type de commune qu’elle concerne (petites communes / moyennes communes / grandes communes / toutes communes), sur le partage des compétences entre niveau communal et intercommunal, sur le coût des mesures – – – Bien sûr, toutes ces qualifications sont des estimations.
Les insoumis·es comptent déjà dans leurs rangs des élu·es locaux. Là où ils sont, ils tâchent de mettre en place des politiques de rupture. Quelques exemples de ce que ces élu·es font sont disséminés dans la boîte à outils.
Un programme municipal se déploie sur un mandat de 6 ans. Certaines ruptures proposées par les insoumis·es mettront plusieurs années à être mise en œuvre, même si tout commencera à l’être dès le premier jour. Mais d’autres peuvent en quelques mois produire des effets notables sur la vie des gens. C’est le sens des mesures regroupées sous la catégorie « Ce qui peut changer dès la première année du mandat » en début de chaque partie. Ces regroupements ne sont pas exhaustifs, ils visent plutôt à montrer très concrètement comment l’étape communaliste de la révolution citoyenne peut faire entrer le pays dans une nouvelle ère politique
Les garanties programmatiques :
Les insoumis·es ont adopté, à l’occasion de leur Assemblée représentative de décembre 2024, 9 garanties programmatiques qui constituent les points de programme qui doivent absolument être présents dans un programme municipal pour qu’il soit soutenu par la France insoumise.
1 – COMMENCER LA RÉVOLUTION CITOYENNE DANS LES COMMUNES
Instaurer un référendum d’initiative citoyenne municipal et s’engager à convoquer des référendums locaux pour les grands projets structurants pour la commune. Faciliter l’exercice du droit de propositions des élu·es de l’opposition comme de la majorité (ordre du jour du conseil municipal, droit d’amendement, motions…).
2 – GÉRER LES COMMUNS PAR DES RÉGIES PUBLIQUES
Lancer dès l’accession aux responsabilités municipales une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) afin de déterminer un plan de retour en régie publique, en commençant par les communs essentiels comme l’eau, la production d’énergies renouvelables, les transports en commun, la restauration scolaire ou la gestion des déchets. Les régies publiques devront permettre aux usager·es et aux agent·es de siéger dans les conseils d’exploitation ou d’administration. Garantir de cette façon des services publics communaux pour couvrir les besoins essentiels de l’existence : se loger, se nourrir, boire, se déplacer, se cultiver, se soigner…
3 – INSTAURER LA RÈGLE VERTE COMMUNALE
Refuser d’accorder des permis et des autorisations pour des activités polluantes et écocides. Réduire la tarification des transports en commun pour faire la gratuité en commençant par les moins de 25 ans, les privé·es d’emploi et les usager·es disposant de faibles revenus. Faire un moratoire sur les zones à faibles émissions (ZFE) en attendant de déployer des mobilités alternatives. Développer des « mines urbaines » municipales : déchetteries, recycleries, ateliers de réparations…
4 – INSTAURER DES COMMUNES ZÉRO CHÔMEUR POUR LE DROIT À L’EMPLOI
Développer une politique locale de garantie d’emploi notamment en faisant entrer les communes ou intercommunalités dans le dispositif « territoires zéro chômeur de longue durée », en tenant compte des bilans tirés, notamment par les syndicats et actionner tous les leviers pour favoriser l’emploi local de qualité : commande publique, fonction publique…
5 – TUER LA SPÉCULATION IMMOBILIÈRE
Mettre sous contrôle le marché du logement en augmentant la part de logement public, en appliquant partout où c’est possible l’encadrement des loyers et en développant l’accession à la propriété non spéculative (via les offices fonciers solidaires, l’habitat coopératif, etc.), notamment par l’exercice du droit de préemption. Mettre fin au clientélisme dans l’attribution des logements sociaux en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d’une grille claire de critères. Fixer l’objectif de communes zéro sans abri, zéro passoire thermique, zéro habitat insalubre.
6 – PASSER À UNE ALIMENTATION 100 % BIO ET LOCALE DANS LES CANTINES ET LES RENDRE GRATUITES
Organiser la conversion de tous les repas des cantines scolaires en bio et produits locaux, avec introduction d’options végétariennes quotidiennes. Instaurer progressivement la gratuité en commençant par renforcer la progressivité des tarifs pour les petits revenus et la gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté. Participer parallèlement à la conversion de l’offre agricole locale en bio, par exemple par la mise en place de zones agricoles protégées.
7 – FAVORISER L’ÉCOLE PUBLIQUE ET LAÏQUE
Réaffirmer le rôle central de l’École de la République dans la construction de la citoyenneté. Appliquer strictement la loi pour les subventions de fonctionnement aux établissements scolaires privés et refuser tout financement public pour la construction d’établissements scolaires privés ou leur rénovation ainsi que pour les associations confessionnelles.
8 – FAIRE DES COMMUNES ACTIVEMENT ANTIRACISTES, FÉMINISTES ET INCLUSIVES
Créer des observatoires communaux ou intercommunaux des discriminations, en collaboration avec les associations et les habitant·es, capables de mener des actions de testing et former l’ensemble des agent·es de la collectivité sur ces enjeux. Constituer la municipalité partie civile des plaintes des victimes de racisme, sexisme et LGBTIphobie. soutenir la présence de centres de planification familiale. Combattre le validisme. Renforcer les moyens en faveur d’un accueil digne des exilé·es.
9 – DES COMMUNES ENGAGÉES POUR LA PAIX
Défendre la paix dans le monde et la justice pour les peuples. Par exemple, faire voter par le conseil municipal une motion pour soutenir le cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza et au Liban, la reconnaissance de l’État de Palestine, et demander un embargo sur les exportations d’armes au gouvernement de Netanyahou.
Valérie Pécresse et sa majorité régionale viennent d’adopter une mesure aussi injuste qu’incompréhensible : la suppression des subventions régionales versées aux Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) d’Île-de-France.
Une coupe sèche de 2 millions d’euros… sur un budget régional de plus de 5 milliards.
Ce n’est pas un oubli, c’est un choix politique assumé — et profondément inhumain.
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🏛️ Les MDPH : un pilier du service public du handicap
L’Île-de-France compte 8 MDPH, une par département :
Paris (75), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Essonne (91), Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94) et Val-d’Oise (95).
Créées par la loi du 11 février 2005, ces structures ont une mission essentielle :
Accueillir, informer et accompagner les personnes en situation de handicap et leurs proches ;
Évaluer leurs besoins à travers des équipes pluridisciplinaires ;
Attribuer et gérer les droits et prestations (AAH, PCH, cartes, orientation scolaire et professionnelle) ;
Statuer sur les demandes via les Commissions des Droits et de l’Autonomie (CDAPH) ;
Soutenir les parcours de vie et favoriser l’inclusion dans tous les domaines.
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✂️ Supprimer ce financement, c’est…
Allonger des démarches déjà complexes et épuisantes ;
Fragiliser des familles qui ont besoin d’écoute et de stabilité ;
Mettre en péril l’accès aux droits les plus élémentaires.
Ce n’est pas une question technique : c’est un choix social et politique, fait au détriment des plus vulnérables.
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💰 De l’argent, il y en a… mais pas pour tout le monde
Pendant que la Région arrose les lycées privés, multiplie les aides aux grandes entreprises et poursuit une politique d’austérité brutale, elle tourne le dos aux personnes handicapées et à leurs aidants.
Ce n’est pas seulement une coupe budgétaire :
c’est une attaque idéologique contre la solidarité, la dignité et le droit à vivre pleinement sa vie.
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🗣️ Nous appelons à la mobilisation !
La France insoumise Saint-Denis / Pierrefitte-sur-Seine exige :
Le rétablissement immédiat des subventions régionales aux MDPH ;
Un renforcement durable des moyens pour les services publics du handicap ;
Une politique régionale fondée sur la justice, la dignité et l’inclusion.
Nous refusons que la Région sacrifie les plus fragiles sur l’autel de l’austérité.
Nous serons aux côtés des familles, des aidant·es, des associations, des professionnel·les et des habitant·es pour faire respecter nos droits.
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✊ Parce qu’une société se juge à la manière dont elle traite les plus vulnérables
Un pouvoir qui abandonne les personnes handicapées n’a aucune légitimité morale à gouverner.
Face à cette injustice, nous ne resterons pas silencieux.
Organisons la riposte, ensemble.
Ce combat, c’est celui de la dignité. C’est le nôtre.
🗳️ Municipales 2026 – La France Insoumise Les Mureaux s’engage !
Les 15 et 22 mars 2026 auront lieu les élections municipales. Aux Mureaux, la France Insoumise prendra toute sa place dans cette campagne pour porter et défendre un programme de rupture, au service des habitant·es et de l’intérêt général.
📊 Contexte politique local
Aux élections présidentielles de 2022, les Muriautines et Muriautins ont placé Jean-Luc Mélenchon très largement en tête, avec 60,66 % des suffrages. En juin 2024, lors des élections européennes, La France Insoumise a confirmé son ancrage local en obtenant 46,66 % des voix. Et aux élections législatives 2024, la candidate du Nouveau Front Populaire a remporté la ville avec 82,23 % des suffrages, démontrant la force du camp populaire et l’attachement des Muriautins à une ligne claire, combative et cohérente.
Ces résultats traduisent une volonté massive de changement et un refus des politiques libérales menées par Emmanuel Macron et ses gouvernements. Face à la vie chère, à la dégradation des services publics et à l’urgence écologique, nous choisissons d’agir avec la population pour construire une alternative municipale de rupture.
🧭 Nos axes d’action : AGIR AVEC LA POPULATION
🔹 POUR l’unité du peuple
Mettre fin aux politiques et aux discours qui divisent. Nous voulons rassembler les jeunes et les moins jeunes, les salarié·es, les retraité·es, les familles populaires, les habitants des quartiers et des pavillons, pour réduire les fractures sociales et territoriales qui marquent Les Mureaux.
🔹 POUR des services publics renforcés
Stopper la fermeture des classes et réduire les effectifs scolaires.
Atteindre l’objectif d’un·e ATSEM par classe et garantir un accompagnement AESH pour chaque élève en situation de handicap.
Défendre l’hôpital public de Mantes–Poissy–Les Mureaux, exiger des moyens humains et matériels à la hauteur des besoins.
Recréer des services publics de proximité dans tous les quartiers.
🔹 POUR une planification écologique municipale
Développer une alimentation 100 % bio et locale dans les cantines, avec gratuité progressive.
Créer des transports publics accessibles et fréquents pour relier tous les quartiers.
Garantir le droit à l’eau et refuser sa marchandisation.
Lutter concrètement contre la pollution de l’air et des sols qui touche les habitants des Mureaux et des communes voisines.
🔹 POUR l’emploi et la justice sociale
Soutenir les salarié·es des entreprises locales, notamment ceux du secteur industriel, face aux fermetures et à la délocalisation.
Exiger des contreparties sociales et écologiques à toute aide publique versée aux grandes entreprises.
Promouvoir un développement économique local durable, créateur d’emplois utiles et non délocalisables.
🔹 POUR la paix et la solidarité internationale
Nous refusons que l’argent public serve à financer des guerres que les peuples ne veulent pas. Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat à Gaza et la fin de la complicité du gouvernement français avec le gouvernement israélien tant que se poursuivent les bombardements et la colonisation. Aux Mureaux comme ailleurs, la solidarité internationale fait partie de notre ADN politique.
🧱 Une liste populaire, de résistance et d’espoir
Au conseil municipal et dans la vie quotidienne, nous serons des porte-voix du peuple muriautin. Des représentant·es fidèles à leurs engagements, sans compromission, et à l’écoute permanente des habitant·es.
À l’occasion du renouvellement du bureau et des présidences de commission à l’Assemblée nationale, le RN et la macronie ont franchi une nouvelle étape dans leur rapprochement.
Yaël Braun-Pivet a fait voler en éclats le cordon sanitaire qui, en 2024, avait permis d’exclure l’extrême droite du bureau de l’Assemblée. Sous couvert d’une comparaison hasardeuse avec un « syndic de copropriété », la présidente de l’Assemblée nationale a offert deux vice-présidences au RN. À huit voix près, l’ensemble des députés du « socle commun » ont soutenu les candidats de l’extrême droite, actant ainsi une dangereuse banalisation de celle-ci.
Le renvoi d’ascenseur du parti de Marine Le Pen ne s’est pas fait attendre. Lors du renouvellement des présidences des commissions permanentes, ce sont les voix du RN qui ont permis au « socle commun » d’évincer les présidentes socialiste et insoumise des commissions des affaires culturelles et des affaires économiques.
En commission des affaires économiques, alors que la présidence d’Aurélie Trouvé avait été exemplaire – mobilisant tous les outils à sa disposition pour exercer pleinement son rôle de contre-pouvoir – les députés du RN ont préféré soutenir le candidat macroniste, symbole du naufrage de notre souveraineté industrielle et de la liquidation d’entreprises stratégiques telles qu’Alstom, Arcelor ou Vencorex.
Au cours de cette séquence, qui a également permis la réélection de Nadège Abomangoli et de Clémence Guetté à la vice-présidence de l’Assemblée nationale, ainsi que celle d’Éric Coquerel à la tête de la commission des finances, les insoumis sont restés fidèles à leur ligne : pas une seule voix pour l’extrême droite et aucune compromission avec le macronisme.
Le duo RN-macronie prépare un accord de non-censure, lorsque les députés seront appelés à se prononcer sur la motion déposée par les insoumis. L’extrême droite servira à nouveau de béquille au macronisme et démontrera qu’elle se vend pour quelques postes. Quant à la macronie, elle ouvre une page extrêmement dangereuse pour le pays avec un pacte politique avec l’extrême droite.
📰 Procès de l’AFO : le silence coupable de la justice et des médias
Le procès des seize membres du groupe d’ultradroite Action des Forces Opérationnelles (AFO), accusés d’avoir voulu empoisonner de la viande halal et tuer des musulmans, s’est déroulé presque dans l’indifférence générale. Alors que l’affaire révèle un projet terroriste d’une gravité extrême, la justice et les médias français semblent avoir choisi de fermer les yeux.
⚖️ Une justice qui minimise
Les faits sont pourtant glaçants. Entre 2017 et 2018, ces militants d’extrême droite ont projeté d’empoisonner des produits halal vendus dans des supermarchés, d’assassiner jusqu’à 200 imams, et de mener des attaques contre des mosquées. Pourtant, le parquet national antiterroriste (PNAT) a décidé de renvoyer l’affaire devant un tribunal correctionnel, et non devant une cour d’assises spéciale antiterroriste, pourtant compétente pour juger les crimes de cette nature.
Résultat : des peines potentiellement bien plus légères pour des faits pourtant assimilables à du terrorisme islamophobe. Plusieurs fédérations musulmanes, scandalisées, ont dénoncé cette décision comme une “laxité judiciaire” face à la haine antimusulmane. Elles rappellent que si un tel projet visait d’autres communautés, ou s’il était commis au nom de l’islam, la justice agirait avec une toute autre sévérité.
🗞️ Une couverture médiatique quasi inexistante
Le silence n’est pas seulement judiciaire, il est aussi médiatique. Alors que les attentats d’origine islamiste donnent lieu à des couvertures en continu, ce procès — pourtant exceptionnel par le nombre de prévenus et la gravité des accusations — a été quasiment ignoré par la plupart des grands médias nationaux.
Quelques articles, souvent discrets, ont été publiés dans la presse écrite ou sur les sites d’information, mais aucune grande émission, aucun débat de fond n’a été consacré à ce procès. Les chaînes d’actualité ont préféré rester focalisées sur d’autres sujets politiques ou sécuritaires.
Cette différence de traitement interroge. Pourquoi la France ne regarde-t-elle pas avec la même attention le terrorisme d’extrême droite, pourtant en progression dans plusieurs pays européens ? Pourquoi la tentative d’attenter à la vie de citoyens musulmans n’a-t-elle pas suscité l’émotion nationale qu’un tel projet méritait ?
🧩 Un double standard inquiétant
Cette asymétrie de réaction révèle un malaise profond. Lorsqu’un acte violent est commis par un individu se réclamant de l’islam, tout l’appareil d’État et les médias s’en emparent immédiatement. Mais quand la cible, ce sont les musulmans eux-mêmes, et les auteurs des Français “ordinaires” d’ultradroite, l’affaire semble soudain moins urgente, moins politique.
Ce deux poids, deux mesures alimente un sentiment d’injustice au sein de la communauté musulmane, et mine la confiance envers les institutions. Il contribue aussi à banaliser une violence islamophobe qui, selon plusieurs ONG, se radicalise depuis des années dans un climat de haine décomplexée.
📣 L’urgence d’une prise de conscience
Le procès de l’AFO aurait dû être un signal d’alarme : celui de l’émergence d’un terrorisme intérieur, nourri par la peur et la haine de l’autre. Au lieu de cela, il se transforme en symbole d’aveuglement collectif.
Les institutions judiciaires ont manqué l’occasion d’affirmer que le terrorisme n’a pas de couleur ni de religion. Et les médias, en restant silencieux, ont contribué à invisibiliser des victimes potentielles pourtant bien réelles.
Dans une démocratie, le silence face à la haine est toujours une forme de complicité. Ne pas nommer le terrorisme islamophobe, ne pas en parler, c’est déjà le laisser prospérer.