Des cas de violences physiques et sexuelles éclaboussent les milieux périscolaires et extrascolaires en France. Sophia Chikirou, tête de liste de La France Insoumise aux municipales à Paris, et 91 autres candidats Insoumis, annoncent vouloir faire de la lutte contre les violences infligées aux enfants une priorité politique et budgétaire.
Par Sophia Chikirou, tête de liste à Paris, et 91 autres candidats Insoumis aux municipales

Sophia Chikirou, tête de liste de La France Insoumise aux municipales à Paris
Les révélations d’affaires de violences physiques et sexuelles commises sur les temps périscolaires et extrascolaires se multiplient partout en France. Accueils du matin et du soir, centres de loisirs du mercredi ou des vacances : ces lieux, qui devraient être synonymes de protection et d’émancipation, deviennent, partout en France, trop souvent le théâtre de faits graves.
Ces faits, documentés par des enquêtes de presse et par les témoignages recueillis par le collectif SOS Périscolaire, ne relèvent pas de dérives isolées. Ils révèlent des défaillances persistantes dans l’organisation, l’encadrement et le contrôle des accueils collectifs de mineurs.
Face à cette situation, nous, têtes de listes pour la France insoumise, alertons : la sécurité des enfants sur les temps communaux engage directement la responsabilité des maires et des exécutifs locaux
À l’Assemblée nationale, Sophia Chikirou a demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur ces violences, comme cela avait été fait sur Bétharram.
En France, 9 enfants sur 10 fréquentent un accueil périscolaire et 4 sur 10 un centre de loisirs, une proportion en hausse continue depuis 2019. Ces temps relèvent directement de la compétence des communes. Ils sont organisés sous l’autorité des maires, qui en définissent les conditions d’accueil, d’encadrement et de sécurité. La protection des enfants sur ces temps ne peut donc être diluée entre les niveaux institutionnels.
Le périscolaire et l’extrascolaire sont des temps éducatifs à part entière. Ils s’inscrivent dans l’héritage des grandes politiques en faveur de la jeunesse, de la culture et des loisirs portées par le Front populaire dès 1936. Cet héritage d’une politique des loisirs fondée sur l’éducation populaire, la protection des mineurs et l’égalité d’accès pour tous les enfants aux loisirs est aujourd’hui mis à mal.
Il est indispensable de renforcer les contrôles des accueils collectifs de mineurs par les services de l’État.
La situation actuelle est le produit de choix politiques : austérité budgétaire imposée par l’État, affaiblissement des politiques nationales de soutien aux collectivités, précarisation des métiers de l’animation, insuffisance des contrôles. En 2022, des Assises nationales ont été organisées, mais aucune réforme structurelle n’a suivi. Trop souvent, l’enfance et la jeunesse ne sont pas placées au cœur des priorités municipales, au détriment de la sécurité et des droits des enfants.
Face à la gravité des faits, nous portons des mesures concrètes et immédiatement applicables.
Il est indispensable de renforcer les contrôles des accueils collectifs de mineurs par les services de l’État. Les formations certifiantes BAFA, BAFD, ainsi que les diplômes d’Etat BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS doivent intégrer des modules obligatoires de prévention et de lutte contre les violences physiques et sexuelles.
Une communication effective entre la Justice, l’Éducation nationale et les communes doit permettre la suspension immédiate des agents mis en cause. Il faut mettre fin à l’ensemble des dérogations existantes en matière d’encadrement. Les taux d’encadrement doivent être abaissés à un adulte pour 8 enfants en maternelle et un adulte pour 12 enfants en élémentaire, afin de garantir une vigilance réelle et continue.


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